La 48e édition des Rencontres d’Arles s’est ouverte le 3 juillet 2017. Parce que la semaine d’ouverture est toujours LE grand moment du festival, et que nous ne l’avions encore jamais faite, nous nous sommes rendues à Arles le 4 juillet. Entre le vernissage d’exposition VIP à l’Abbaye de Montmajour, le nouveau spot branché du festival, la fondation LUMA en perpétuelle évolution… Premières impressions sur les Rencontres photographiques d’Arles 2017.

Abbaye de Montmajour

Perchée en face de la ville d’Arles, l’Abbaye bénédictine de Montmajour est l’un des lieux du Centre des Monuments Nationaux. Fondée en 948, elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Mélange d’architecture romane, gothique et classique, témoin des 8 siècles d’histoire monastique, l’Abbaye a aussi une histoire avec les artistes. Elle a notamment inspiré Van Gogh lors de son passage à Arles et été le lieu de tournage du film « Le Lion en hiver ». 
Aujourd’hui, l’art y est plus que jamais à l’honneur. En effet, Montmajour est l’un des lieux d’exposition des Rencontres d’Arles.

Après Fellini et les portraits détournés de Malkovitch qu’on avait adoré en 2015, ce sont à nouveau des célébrités que l’on retrouve. Ce jour-là, c’était le vernissage des expositions. Croiser Jane Birkin, Lou Douillon et Charlotte Gainsbourg dans l’abbaye, avoir Audrey Tautou comme guide de sa propre exposition n’avait rien d’anormal. Et c’était même plutôt très sympa ! 
Les fans d’Audrey Tautou seront aux anges avec son exposition Superfacial. Une série d’autoportraits de l’actrice, où elle joue de sa célébrité avec humour. Une série également de portraits des journalistes qui l’ont interviewée durant des années, un peu comme l’arroseur arrosé. 

Dans un autre registre, l’exposition de Kate Barry, fille aînée de Jane Birkin. Photographe de mode et de stars, décédée en 2013, elle laisse également derrière elle un travail plus personnel, autour de la contemplation de tout, de rien, entre silence et solitude. Entre minuscules et grands formats, les photos s’exposent dans la magnifique salle voûtée. 

Les bonus : 
Loin de la ville, vous serez au cœur de la Provence et forcément, des cigales ! Une belle ambiance sonore pour se balader d’expos en expos. 
Autre tips également, prenez la D570 en partant de l’Abbaye pour apercevoir les superbes champs de tournesols. Ca vaut presque Valensole

Arles centre

Retour dans le centre ville d’Arles… En une journée, difficile d’en faire beaucoup, surtout sous cette chaleur écrasante. Malgré la chaleur écrasante et l’impossibilité de voir toutes les expositions, l’ambiance y est toujours aussi plaisante: des photos collées dans les rues, une foule de gens à chapeaux de paille, des éventails qui s’agitent dans presque toutes les mains, des appareils photos en bandoulière par centaines… Arty et estival à souhait. 
Coup de cœur depuis maintenant 3 ans : la chapelle des frères Prêcheurs. L’occasion de faire mumuse avec mon nouvel objectif grand angle, en effet, le lieu s’y prête à merveille. 
Outre la beauté du lieu, il y a toujours des expositions sympas. Cette année, Michael Wolf y dévoile un travail sur la ville, sur l’Asie. Des buildings sans repères, sans sol ni ciel, des zooms sur des scènes de vie dans les gratte ciel, une série sur les habitants de logements de 10m² exposée dans une petite boîte… Sur un mur où des milliers de jouets made in China sont exposés, Michael Wolf porte également un regard sur les enfants qui fabriquent ces jouets. 
Encore une expo très intéressante avec un point de vue engagé sur la complexité de la ville et de la vie d’aujourd’hui. 

Autre lieu où j’aime toujours aller, plus pour la qualité de ses expositions que pour sa propre architecture: la chapelle saint-Martin-du-Méjean. Après un énorme coup de cœur pour l’exposition d’Hans Silvester sur l’Ethiopie, c’est en Colombie que nous sommes emmenés avec La Vuelta !.  
28 artistes colombiens de différentes générations pour montrer les mutations culturelles (le côté pop culture/média est vraiment cool), sociales, politiques mais aussi les croyances, les valeurs de ce pays tout le côté sombre des trafics. Vous serez à deux doigts d’acheter un billet pour la Colombie, jusqu’à ce que vous découvriez l’exposition à l’étage… (je vais pas faire de suspens, c’est sur le thème du trafic). 

Le nouveau spot : Croisière

Entre le centre ville et le Parc des Ateliers, Croisière est le nouveau lieu de ces Rencontres d’Arles 2017. Lieu d’exposition mais aussi resto’, librairie éphémère Actes Sud, vinyle store avec Harmunia Mundi… Le tout dans une ambiance latina. 
On y boit des bières, des citronnades, on y mange des tacos (attention, l’aubergine du veggie est trèèèèès relevée. Info capitale pour les gens comme moi.). C’est le bon spot pour déjeuner ou se poser entre deux expos. Un poil cher, mais comme tout ce qui est éphémère et stylé… Mais ya des brumisateurs, et ça, ça n’a pas de prix ! 

Fondation Luma – Parc des Ateliers

Dernier stop au Parc des Ateliers. En ce moment, l’exposition d’Annie Leibovitz est celle qui fait le plus de bruit. Produite par la Fondation Luma, elle est exposée jusqu’au 24 septembre. L’occasion pour moi de retourner à Arles pour la voir car je n’ai pas eu le temps de la faire. Si vous l’avez visitée, n’hésitez pas à partager vos avis. 

Entre le Magasin Electrique et l’Atelier de la mécanique, les découvertes ont été multiples.
A l’Atelier de la Mécanique, les jeunes talents sont à l’honneur. Vous verrez d’ailleurs un espace dédié au Huawei P10 où une série de portraits faite au Huawei est exposée. Un bon coup de com’, surtout qu’on peut tester le téléphone.
Mention spéciale et amusée pour Silin Liu : « I’m Everywhere » où l’artiste asiatique remplace les visages des photos par le sien. C’est amusant et bien symbolique de cette adoration pour soi-même, jusqu’à ce que ça en devienne irrationnel. 
Au Magasin Electrique, on slalome entre la vie pavillonnaire de Levitt France sur ces pavillons construits à l’américaine en Ile-de-France, ou encore l’enquête choquante de Mathieu Asselin sur Mosanto et ses effets horribles ou encore Swiss Rebels par Karlheiz Weinberger, dont une des photos est celle de cette édition 2017.  

Encore une fois, le programme est dense et il me reste encore beaucoup d’expositions à découvrir.

Lesquelles conseillez-vous ?

Merci au Centre des Monuments Nationaux pour ce super vernissage ! 
Julie

4 commentaires

  1. Juste une précision : l'Abbaye de Montmajour ne fait pas parti du Patrimoine Mondial de l’Unesco : seuls l'église St Trophime et son cloitre ainsi que les Alyscamps font parti de ce Patrimoine depuis 1981 en tant que patrimoine roman.

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