Hyères, c’est les vacances de la mode. Chaque année, à la fin du mois d’avril, les créateurs, journalistes, photographes et autres artistes venus de Paris et de l’étranger prennent leurs quartiers de presque-été à la Villa Noailles. 

Comme chaque année, parce que c’est trop de coolitude, trop d’émotions, trop de paillettes, j’ai du mal à poser des mots sur ces quelques jours. D’autant plus que Sophie Fontanel les a très bien alignés pour l’Obs et que je ne saurais mieux rendre hommage à ce festival.
Comme l’a expliqué Jean-Pierre Blanc, directeur du festival, lors de l’inauguration de l’exposition de « I Could Never be a dancer » (à voir à la Tour des Templiers de Hyères ! surtout pour les fans de pub, et de mode, forcément), le festival est catalyseur de l’énergie de la jeunesse. A ceux qui se demandent encore, après 31 ans, à quoi sert ce festival : Julien Dossena, DA chez Paco Rabanne et jury mode cette année ainsi qu’Anthony Vaccarello, récemment désigné DA d’Yves St Laurent donnent la réponse. Tous 2 ont été lauréats du festival de Hyères. La mode de demain s’écrit à Hyères, c’est confirmé. 

Chaque édition a une saveur particulière, différente. L’année dernière, les 30 ans du festival international de la Mode et de la Photographie nous ont tous laissé des paillettes plein les yeux. Aujourd’hui encore, pour ma part, quand j’y repense. Mais le festival a su se renouveler, continuer d’écrire ses lignes dans la belle histoire de la jeune création.
Après Chanel, c’est au tour de Paco Rabanne d’investir la fameuse piscine de la Villa Noailles pour une exposition métallique. Chanel continue tout de même d’hanter la Villa avec l’exposition Jungle Credibility de Julien Colombier. Son univers onirique ayant servi de décor visuel pour le pop-up store Chanel de Rome.
Les escaliers de la Villa sont habillés d’hommes et femmes dévêtus; une exposition d’Hervé Lassaïnce dont une partie des clichés a été prise sur l’Ile du Levant (domaine naturiste à Hyères), chère à Jean-Pierre Blanc.
Autre grand événement visuel de ce festival : William Klein. Himself en tant que jury photo mais aussi exposé avec des photos du film « Qui êtes-vous Polly Maggoo ?« .

Côté photographes en compétition, mon coup de coeur s’est porté sur les photos de la française Anais Boileau : des femmes prenant un bain de soleil façon Martin Parr, des palmiers, des éléments d’architecture des villes balnéaires… Une belle mise en valeur du Sud de la France et de son style de vie exotique nourri par les rayons du soleil. Anais a d’ailleurs remporté le Prix du Public.
ANAIS BOILEAU
MAJA DANIELS
FLEUR VAN
DODEWAARD
JOJAKIM CORTIS
& ADRIAN
SONDEREGGER
Comme chaque année, le festival a eu sa pause musicale avec une programmation proposée par les dénicheurs de talents Stage of The Art et Converse. Petite Meller et Juliette Armanet étaient les jolies découvertes de cette édition. Dans le jardin suspendu, Juliette Armanet a livré un showcase ensoleillé, plein de bonne humeur. Présentée comme l’étoile montante de la nouvelle scène par de nombreux médias (même Télérama!), nul doute que Juliette est une artiste française à suivre. Je vous conseille aussi de vous intéresser de plus près à Petite Meller, même si j’ai loupé son concert. Son personnage est un savant mix de blanche-neige avec une lolita kawaï donnant un style jazzy-pop : à écouter ! 

La mode à Hyères est empreinte d’énergie, de liberté, de naïveté. Des hommes en robe avec Clémentine Küng, des femmes aux allures islamo-kawaï pour Yuhei Mukei, des allures classiques cassées par un frisotti dans les cheveux par Laura Boned mais aussi des volumes et couleurs impressionnants par le lauréat du Grand Prix Mode,  des vêtements électriques aux motifs de puces électroniques par Clara Daguin, Wataru Tominaga et une collection faite de fleurs et autres matières recyclées par le duo finlandais, Hanne Jurmu et Anton Vartiainen, lauréats de la mention spéciale et du prix Chloé… 
Le tendance est comme toujours à l’innovation, un peu plus que d’habitude au wearable amélioré et à l’écologie avec une réflexion sur le vêtement associée au respect de l’environnement.
Gros coup de coeur pour chacun des looks présentés pour le prix Chloé. La touche de chacun des 10 lauréats était bien reconnaissable, même si leurs collections de base étaient des plus extravagantes comme les 2 finlandais, mais le style était d’une classe et d’une douceur folles. 

 

Annelie Schubert, lauréate de l’édition 2015 a également présenté sa collection aux couleurs et matières chaudes mais d’une grande élégance. A noter que sa collection avec Petit Bateau est en magasin et qu’elle est vraiment cool ! 
Pour la première fois depuis 5 ans, j’ai assisté à la remise des prix. Un moment touchant où chacun des lauréats était des plus émus en recevant le joli palmier, designé par Karl Lagarfeld, attestant de leur talent. La mode et la photo de demain, ce sont eux. 

Les expositions sont visibles jusqu’au 22 mai. Courez-y ! 
Julie
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12 commentaires

  1. Coucou Julie! Merci pour ton commentaire sur mon article du festival 🙂 du coup je découvre le tient et surtout je me découvre sur deux de tes photos! ahah! Je suis en tout petit sur une photo qui surplombe les jardins de la villa, et je suis surtout sur une de tes photos du défilé, en fait on était assise l'une en face de l'autre 😀 (j'ai un teddy rouge, des lunettes et des converses)

  2. Pour moi c'était la première fois, j'ai aussi adoré l'ambiance, la Villa Nouilles que je connaissais déjà est vraiment un lieu idéal. Ça serait cool si la prochaine fois on s'y croise 😉

    1. Oui elles sont très cools ces photos aussi, avec les fringues trop mignonnes Petit Bateau en prime, non négligeable 😀
      Le festival est libre d'accès pour tous, quelques parties sont réservées aux accrédités mais dans tous les cas, c'est vraiment un moment pas comme les autres 😉

      XX
      Julie

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